Bonjour, peux-tu tout d’abord te présenter ?

Je m’appelle JESUS DA ROSA Rafaël, je suis au club depuis l’âge de 7-8 ans. A présent, je suis salarié depuis neuf années. Ma mission première concerne l’arbitrage, j’ai moi-même arbitré durant de nombreuses années. Quand je suis arrivé ici, c’était une période où l’arbitrage n’était pas développé donc il fallait le restructurer.
J’ai également d’autres missions au sein du club : les entraînements sur les écoles de handball (les -9), la section « baby » que l’on a créé maintenant depuis quatre années. Elle concerne les -5 et les -7. A l’origine, je n’étais pas du tout prédestiné à ça, j’ai fait une Licence en Arts Appliqués pour faire du design et de l’architecture, ce qui me plaît beaucoup mais le coût des études a été un critère qui a fait que j’ai arrêté. Puis, cela m’a permis de me poser les bonnes questions sur mon avenir, et ça m’a emmené ici. J’aimais beaucoup le sport et c’est un secteur qui m’intéressait. J’ai ensuite fait une formation BPJESPS APT (Activités Pour Tous), j’ai travaillé en Mairie sur des interventions scolaires.
Puis, le destin a fait que j’ai rencontré Gilles Morant, il recherchait quelqu’un pour entrainer, mais aussi faire des interventions dans le temps scolaire. Mon profil lui a plu, et mes connaissances et compétences dans le milieu de l’arbitrage étaient un point positif. Mon métier maintenant consiste à entrainer, et comme le terme d’entraineur le dit il faut qu’il soit entrainant ! Je suis là pour éduquer les jeunes enfants au sport. Comme dans une maison, je construis les fondations avec les enfants par rapport au handball pour que plus tard, les bases soient acquises. C’est à dire que le « Quentin Dupuy » de maintenant a dû aussi passer par les écoles de handball et a dû aussi apprendre à dribbler, tirer, faire des passes etc…

De plus, mon profil et mes missions ont évolué, je suis responsable des écoles de handball, de l’arbitrage mais aussi de l’administratif des licences, de la logistique lors des soirs de match de l’équipe professionnelle ce qui m’amène avec Clément Vilain à faire les statistiques officielles pour la LNH et l’EHF.

Quel jour de la semaine vous intervenez pour les entraînements ? Les tournois de l’école de handball se jouent à quelle fréquence ?

Tout d’abord, j’interviens le lundi avec des lycéens de l’école Pigier qui sont en école de coiffure et esthétique pour faire de l’apprentissage sportif. Le mercredi matin il y a entrainement pour les écoles de handball, et l’après-midi je suis en séance avec la section sportive de D’Alzon plutôt sur le cadre de l’UNSS. Le jeudi, les écoles de handball s’entrainent à nouveau. Le vendredi, j’ai une intervention en temps scolaire dans les quartiers afin de  développer le handball. Le soir j’entraine une équipe de -11ans. le samedi matin, j’interviens avec un groupe d’école de handball puis trois créneaux d’entrainements pour les « baby ».
Enfin le samedi matin une fois par mois, il y a tournoi des écoles de handball , organisé par le comité du Gard. Mon rôle est de gérer ces créneaux.
J’ai aussi une part de travail bureautique avec les licences, le relationnel avec les parents.

Que peut-on apprendre dans cette catégorie ?

Dans cette catégorie, l’objectif est de construire les fondations de base afin de les préparer au mieux aux catégories supérieures (les -11 et -13) et qu’ils répondent aux différentes attentes. Mon objectif est simple : je veux qu’à chaque séance l’enfant reparte en ayant couru, qu’il se soit fait plaisir et qu’il ait envie de revenir. C’est aussi leur donner les fondamentaux de l’âme verte Usamiste qui passent par les valeurs comme la combativité et la solidarité qui sont importantes pour moi. Les écoles de handball c’est la construction des bases individuelles : du dribble, des passes, du positionnement, de l’appréhension du ballon, de la gestion de l’espace et des partenaires. Ils ne sont pas à des postes précis, c’est sur du « tout terrain », avec le passage en gardien aussi qu’il ne faut pas négliger.

Quelle sera la suite pour un enfant qui est en dernière année de – 9ans ?

Alors le passage de l’école de hand à la catégorie -11 ans se fait facilement car on reste toujours sur la même logique, c’est à dire le développement des savoir faire individuels mais en essayant en plus d’intégrer un jeu un peu plus construit. Ce qui reste plus compliqué, c’est le passage sur le grand terrain donc savoir gérer l’espace avec les prémices de l’attaque placée sans que les joueurs aient vraiment des postes prédéfinis mais aussi intégrer une défense plus organisée. Puis il y a l’apparition du championnat également avec le comptage des points et un classement donc forcément un peu de compétition. Concernant l’USAM, forcément plus on a de choix mieux c’est, car dans ces groupes de jeunes joueurs et joueuses il en sortira, ou du moins on fera du mieux possible, pour en faire des joueurs professionnels.

En terme de responsabilité comment reflètes-tu le poids du maillot de l’Usam ?

Elle est lourde cette responsabilité, car l’USAM c’est une entité connue, c’est un club qui a un gros palmarès. Moi-même étant jeune et joueur de handball, ce sport m’a apporté des valeurs qui me sont très chères actuellement : l’esprit collectif, le dépassement de soi, la combativité et l’honneur. Donc c’est vraiment une chance de pourvoir faire et vivre de ma passion et de ce que j’aime c’est à dire que je mange handball : je dors handball, je vis handball. Mais c’est aussi une lourde responsabilité car on a une image importante à porter vis-à-vis du club et on se doit de donner aux jeunes la meilleure vision possible de ce club que ce soit sur des entraînements, sur des interventions scolaires. C’est à la fois un honneur, une fierté et aussi une chance. Ce club est professionnellement familial c’est à dire qu’on peut facilement évoluer et cela dans les meilleures conditions ! Par exemple, je suis simple salarié entraineur des petites catégories mais je connais bien les joueurs de la D1, le staff technique, les autres entraineurs et ce n’est pas le cas dans tous les clubs. On a la chance de s’épanouir. On peut aussi prendre des initiatives avec une flexibilité de la part du club qui nous permet d’avancer au mieux dans notre parcours professionnel.

Quel rôle as-tu en tant que responsable des écoles de hand ?

Sur la partie école de handball, je dois gérer à la fois la partie logistique (équipement, matériel, etc), la gestion générale et les entrainements. Ce qui me plait vraiment c’est d’être sur le terrain, le fait d’apprendre aux enfants les fondamentaux et de les voir évoluer.
Pour cette catégorie je suis le contact référent pour les enfants et aussi les parents sur l’organisation des entrainements, les tournois et la planification de ces évènements.

Quel est ton rôle au niveau de la formation des jeunes arbitres ?

C’est vrai que ma mission première elle concerne principalement l’arbitrage, car comme on dit sans arbitre il n’y a pas de match ! Mon rôle concerne la formation, l’accompagnement, le suivi, mais aussi la détection des jeunes arbitres au niveau des catégories de -13ans et -15ans.
L’arbitre a un rôle important dans un match de handball. Le joueur fait en sorte par rapport aux règles de jouer et de pouvoir gagner le match et l’arbitre il doit faire respecter ces règles afin que les rencontres se déroulent dans les meilleures conditions.

Pour cela, on se réunit au Parnasse plusieurs soirées en début de saison afin d’évoquer les bases de l’arbitrage, les gestes qui correspondent. Personnellement je suis là pour répondre à leurs questions, qui concernent principalement la définition des règles et comment elles s’appliquent et les sanctions qui s’en suivent. Après avoir échangé ensemble, ils passent un examen écrit mis en place par le Comité du Gard sous forme de QCM avec plusieurs questions. Ensuite les copies sont corrigées et ils obtiennent l’examen s’ils ont la moyenne au test. Par la suite, ils sont rentrés dans une base de données d’arbitrage et le week-end en fonction des besoins je fais en sorte qu’il y ait un arbitrage sur chaque match de championnat à domicile. Ensuite ceux qui montrent de belles capacités, on essaie d’être plus pointilleux avec eux car ils seront peut-être les futurs arbitres de la génération future..

Est-ce que t’as quelque chose à rajouter ?

Et surtout GO GREEN !