Salut Michaël, nouvelle saison nouveau numéro ? Pourquoi ce choix ?

L’année dernière j’avais eu cette volonté de changer de numéro en arrivant ici, mais je n’avais pas trouvé une idée précise, rien ne m’avait convaincu. Du coup j’ai gardé par défaut ce numéro 14, car c’est le numéro avec lequel j’ai toujours joué en tant que professionnel.
Mais cette année j’ai trouvé un numéro qui me correspond, qui me rappelle le début de ma carrière. C’est au final un choix logique qui s’est fait. J’ai choisi de jouer avec le numéro 18 !

Ce numéro m’a procuré mes premières émotions autour du handball. En tant que joueur à Apt, mais aussi et surtout à travers Jackson Richardson qui portait ce numéro à l’OM Vitrolles. Tout le monde le connait avec son numéro 17 en Equipe de France mais à l’OM Vitrolles il avait ce numéro 18 ! Pour moi c’est à la fois un clin d’œil par rapport à lui, l’idole qu’il est pour moi.

De plus, j’ai eu la chance de partager avec lui des matchs sous le maillot de l’Equipe de France, c’est pour moi un vrai honneur.

Puis cela montre encore plus mon attachement à la Provence, ma région natale. Ça met également en avant Michel Cicut (mon entraineur en sport étude à Marseille) ou Eric Quintin. Bref ça regroupe pleins de choses. Mais Richardson c’est quelqu’un qui m’a fait aimer et voir le handball d’une autre façon, par son jeu atypique et spectaculaire, par son charisme et cette fraicheur qu’il avait.
C’est pour moi quelque chose de logique et je suis content de porter ce numéro en son honneur.

Est-ce que tu peux nous raconter tes histoires de numéro ?

Mes parents qui faisaient du handball avaient tous les deux le numéro 2. Donc en commençant j’ai pris ce numéro. Et ensuite j’ai eu le 18 quelques temps, avant de passer avec le numéro 14 pour mon premier contrat professionnel.

Le numéro 21 en Equipe de France est venu différemment. Michel Barbot devait m’attribuer un numéro, ça faisait un an que j’étais en Equipe de France. Et j’avais 21ans, il a donc décidé de m’attribuer ce numéro. Et depuis je l’ai toujours gardé.

Quand on voit tes numéros, on comprend que tu accordes beaucoup d’importance à des joueurs « modèles » ?

Bien sûr ! Il ne faut pas oublier qui sont tes modèles. Pendant le confinement, j’ai regardé la série « The Last Danse » de Michael Jordan. Et cela m’a donné de l’inspiration.

Chacun est comme il est et il est important de s’inspirer de cela. Et Jackson c’est quelqu’un d’incroyable, on ne peut pas oublier ce qu’il a fait pour le handball français et ce qu’il a représenté.

Michaël Guigou avec le Numéro 18 en équipe jeunes
As-tu un vrai attachement à L’OM Vitrolles, en tant que provençal ?

Oui c’est un club que je suivais, avec de grands joueurs.
Mais j’appréciais aussi beaucoup l’USAM ! Quand je jouais dans la cour d’école avec mes amis, je me prenais Smailagic ou Saracevic qui étaient nîmois à l’époque. J’aimais venir à Pablo Neruda voir les matchs de l’USAM à l’époque de Médard, etc.
Et je me rappelle encore de ces grands matchs face à l’OM Vitrolles, c’était quelque chose.

Ce changement de numéro, c’est la fin d’une boucle ?

On verra ! Je pars certainement avec cette intention de finir ma carrière à la fin de l’année mais je ne me ferme aucune porte. On sait jamais comment les choses se passent. Après en avoir discuté avec David, il n’y a rien qui est complètement fermé.

Ce changement de numéro, c’est un tout. C’est un détachement de ce numéro 14, j’avais envie de revenir à la base de ce qui m’anime et de ce pourquoi je suis encore sur le terrain. C’est une manière pour moi de faire honneur à ceux qui m’ont fait vibrer et m’ont beaucoup inspiré, comme Jackson Richardson.