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NATIONALE1 M : PRESENTATION DE BASTIEN LAFOSSE

Tout au long de la semaine nous vous présentons notre “GREENTEAM Junior” version 2024-2025 !
Nous sommes allés à la rencontre de Bastien Lafosse qui rejoint l’équipe de Nationale 1 pour cette prochaine saison.
Bastien Lafosse , 18 ans, en provenance de Valence, fait son entrée au centre de formation et évolue au poste d’arrière droit. Il nous donne ses premières impressions :

Peux-tu nous raconter ton parcours handballistique avant de signer à l’USAM ?

Depuis tout petit j’étais sur les terrains de handball à la Réunion. Je n’avais pas le choix parce que ma mère entrainait et j’étais avec elle sur les terrains, le temps qu’elle coachait soit le pôle féminin, soit les seniors du FC Port.

Ensuite à mes 5 ans nous avons déménagé en Guyane et j’ai été licencié en mini-hand au Geldar de Kourou. Et j’avais comme coach ma mère !

Je suis resté 6 ans en Guyane tout en continuant le handball au Geldar. A l’âge de 10 ou 11 ans, mes parents m’ont inscrit à la natation car je souffrais de la maladie d’Osgood-Schlatter : je ne m’entraînais qu’une fois par semaine au handball et je nageais 2 ou 3 fois par semaine dans le club de Mégaquarius.

J’ai déménagé en France en 2017 car ma mère a été mutée à Valence. J’ai donc joué au VHB (Valence handball) en moins de 13 et en moins de 15ans.

Pendant que j’étais à Valence j’ai été présélectionné pour les intercomités Drôme-Ardèche mais je n’ai pas fait les compétitions. Puis à la fin de ma 5 ème, je suis retourné sur mon île natale, La Réunion. Je suis resté 3 ans dans le club Le Port Handball. J’ai participé à quelques regroupements de la sélection de la Réunion pour les intercomités mais je n’ai pas été retenu : je jouais principalement à l’aile car d’autres étaient plus physiques et meilleurs que moi. Malgré cette déception immense, j’ai continué à travailler pour pouvoir rentrer au pôle : pendant la crise COVID, habitant près d’un parcours de santé, mes parents et moi, nous faisions des séances de sport (footings, circuits training et travail de VMA) pratiquement tous les jours.

L’entraîneur du pôle voulait m’intégrer en tant qu’externe car je n’étais pas prioritaire pour l’internat. Je ne faisais pas partie des potentiels incontournables. Mais une place s’est libérée en juillet et j’ai pu y accéder.

Grâce à ça j’ai pu faire les compétitions interligues avec la génération 2006-2005 et aussi avec la génération 2007- 2006 où on a fini vice-champions de France.

À 16 ans j’ai changé de club pour aller au HBC Bois de Nèfles et j’ai pu évoluer en senior aussi bien sur le poste d’ailier droit que le poste d’arrière droit.

Lors de la visite de Patrick Teyssier à la Réunion en octobre 2022, j’ai joué un peu au beach handball et mon profil l’intéressait.

Avant les interpôles de 2023, je me suis blessé et je n’ai donc pas pu jouer à mon meilleur niveau. Je suis revenu frustré de ces compétitions. Par ailleurs, l’équipe de France U17 de beach handball avait besoin d’un gaucher : Paul Maurioux m’a sélectionné car Patrick Teyssier lui avait parlé de moi et Christian Chevalier, mon coach, voulait me relancer.

J’ai eu alors la chance de vivre toute la campagne européenne avec les U17 France et j’ai même eu le privilège d’être appelé avec l’équipe de France A en octobre 2023. Ce sport m’a vraiment fait progresser dans le handball indoor.

Et j’ai pu intégrer les U19 France en indoor en janvier dernier. D’ailleurs, je suis de nouveau appelé pour la préparation des championnats d’Europe. Mon objectif est de rester dans le groupe pour la compétition au Monténégro en août.

Pourquoi as-tu choisi l’USAM ? Es-tu fier de porter les couleurs de ce club ?

Ayant grandi à la Réunion et en Guyane et avoir fait l’expérience Valence, je voulais habiter un endroit au climat plus doux. J’ai été approché par d’autres centres de formation mais Michaël Guigou, puis Jérôme Chauvet ont trouvé les mots pour me convaincre de vivre mon double projet avec Nîmes : licence staps et contrat professionnel à décrocher. Et oui je suis très fier de pouvoir porter les couleurs de l’USAM puisque c’est les mêmes couleurs que mon ancien club et j’apprécie les valeurs de ce club.

Qui est ton modèle, et pourquoi ? T’inspires tu de lui et si oui dans quoi ?

Mon modèle est Luc Abalo. J’ai même parlé de lui à mon oral de brevet. Je suis impressionné par sa motricité, sa vitesse et sa capacité à marquer des buts dans n’importe quelle position.

Mais je suis aussi impressionné par le parcours de Luc Tobie, car je suis aussi un peu guyanais. J’ai vu la difficulté pour un bon joueur d’intégrer les centres de formation. Bien souvent, ils sont déjà obligés à 14 ans de s’exiler au pôle de Martinique ou de Guadeloupe.

Pourrais-tu nous décrire ton état d’esprit avant de rejoindre le club ? As-tu des ambitions particulières ?

J’ai hâte d’y être ! Si j’avais pu rester à Nîmes dès mars dernier lors de ma visite après les interpôles, je serais resté ! J’ai rencontré David Degouy à la Réunion la semaine dernière et mon ambition c’est de trouver ma place en N1 et me rapprocher encore plus du monde professionnel.

En parallèle de ton cursus sportif, quel est ton parcours scolaire ? Que souhaites-tu faire plus tard ?

Mes parents n’ont qu’une seule exigence envers moi et je suis d’accord avec eux : avoir un diplôme post bac. Ma mère a dit «tu as 10 ans pour avoir un bac+5, n’importe quel master, débrouille-toi».

Je suis inscrit en licence staps et je me prépare à devenir professeur d’EPS après ma carrière professionnelle de handball.

Quelles sont tes ambitions personnelles ?

Mon ambition est de venir joueur professionnel à Nîmes. Et je rêverai d’intégrer un jour l’équipe de France A indoor.

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